La philosophie sataniste

La philosophie sataniste
LaVey a une idée précise, née de son observation des comportements humains, de la philosophie de vie qu'il veut édicter. Il récupère notamment dans un livre oublié Might is Right de Ragnar Redbeard des éléments pour Le Livre de Satan. La pensée darwiniste (brutalisée) et anti-religieuse de Redbeard convient parfaitement au point de vue satanique; cependant LaVey en expurge toutes les notions raciales propre à Redbeard et à son époque. Le Satanisme moderne base son élitisme sur l'intelligence et non pas sur une prétendue race supérieure. Il signifie une adhésion au principe que toutes nos convictions, nos buts, nos valeurs, nos désirs et nos actions devraient être fondés sur, dérivés de, choisis et validés par un processus rationnel aussi précis et scrupuleux qu'il nous soit possible, en stricte application des lois de la logique. Il signifie notre acceptation de la responsabilité de former nos propres jugements et de vivre du travail de notre propre esprit (indépendance). Il signifie que nous ne devrions jamais sacrifier nos opinions aux convictions ou aux désirs irrationnels des autres (intégrité) ; et que nous ne devrions jamais chercher à nous approprier ou à nous octroyer ce que nous ne méritons pas, ou ce qui ne nous revient pas de droit - que ce soit dans le domaine matériel ou spirituel (respect de la propriété individuelle). Il signifie que nous ne devrions jamais désirer d'effets sans causes, et que l'on ne devrait jamais donner naissance à une cause sans assumer pleinement la responsabilité de ses effets ; que nous ne devrions jamais agir comme un zombie, c'est-à-dire sans connaître nos propres buts et motifs ; que nous ne devrions jamais prendre de décisions, nous forger des convictions ou nous approprier des valeurs hors contexte, c'est-à-dire sans tenir compte de la somme totale et intégrée de nos propres connaissances ; et, par-dessus tout, que nous ne devrions jamais tenter de laisser passer une contradiction. Il signifie aussi le rejet de toute forme de mysticisme, c'est-à-dire de toute prétention à une source de connaissance surnaturelle et non sensorielle. Il signifie enfin un engagement à user de la raison, non de manière sporadique ou en l'appliquant seulement dans certaines circonstances, ou dans des cas d'urgence, mais comme une façon de vivre permanente. LaVey résume ceci avec pragmatisme dans ses onze règles de la Terre :

* 01. Ne donnez pas votre opinion ou vos conseils à moins qu'on ne vous l'ait demandé.
* 02. Ne confiez pas vos angoisses ou autres troubles à autrui à moins que vous ne soyez certains d'être écouté.
* 03. Si vous allez dans la maison d'un autre, montrez-lui du respect, sinon n'y allez pas.
* 04. Si un invité dans votre maison vous contrarie ou vous embête, traitez-le cruellement et sans pitié.
* 05. Ne faites pas d'avances quelles qu'elles soient, à moins que vous ne puissiez réaliser ce que vous avancez (ne soyez pas prétentieux).
* 06. Ne prenez pas ce qui ne vous appartient pas, à moins que ce bien soulage son propriétaire et qu'il veuille s'en défaire.
* 07. Reconnaissez le pouvoir de la magie si vous l'avez employée avec succès pour réaliser vos désirs. Si vous reniez ces pouvoirs après y avoir fait appel avec succès, vous perdrez tout ce que vous aurez obtenu par leur aide.
* 08 Ne vous plaignez de rien qui ne vous concerne pas personnellement.
* 09. Ne maltraitez pas les enfants.
* 10. Ne tuez pas d'animaux, sauf pour vous défendre ou pour vous nourrir.
* 11. Quand vous sortez, n'ennuyez personne. Si quelqu'un vous ennuie, dites-lui d'arrêter. S'il continue à vous ennuyer, détruisez-le ! (Cela ne signifie pas tuer ou blesser physiquement la personne.)

Il existe cepandant diverses traductions/interprétations de ces règles, qui changent dans la formulation.

De la même façon que l'homme est un autodidacte dans le domaine matériel, il est un « autodidacte dans le domaine spirituel ». Cela signifie que l'on doit mériter le droit de se considérer soi-même comme notre plus grande valeur en réalisant notre propre perfection morale, c'est-à-dire en refusant d'accepter tout code fondé sur des vertus irrationnelles qui seraient impossibles à mettre en pratique. Il faut s'assurer alors d'user de celles qui le sont, en refusant toute culpabilité imméritée, en ne s'y exposant pas et en corrigeant promptement celle que l'on aurait pu mériter. Et enfin, par-dessus tout, la perfection morale s'accomplit en refusant de jouer le rôle d'un animal sacrificiel et en refusant toute doctrine qui prêche l'auto-immolation comme une vertu ou un devoir moral.

L'individualisme est au centre du satanisme, un individualisme éclairé où l'ego se réalise pleinement - « indulgence au lieu d'abstinence » disait A S. LaVey, « mais pas compulsion », ajoutait-il. Le satanisme place l'humain comme la seule valeur supérieure, en cela il est un concept anti-théos, mais il se bat aussi contre le structuralisme conservateur de nos sociétés modernes qui étouffe l'essence de chaque homme. Le satanisme nie l'égalitarisme « démocratique », le qualifiant de mensonge pieux qui permet aux gouvernants de vendre de la liberté « formelle », posant comme acquis l'idée de tous les hommes égaux en valeur. L'égalité n'est pas une loi de la nature, ni en corps ni en esprit. Selon la doctrine sataniste, malgré son degré d'évolution, l'homme reste un animal, et de par ses instincts la loi de la jungle prévaut sur terre, malgré les bonnes manières « civilisées » de l'homo sapiens. La liberté est le bien le plus précieux pour un sataniste, c'est pourquoi « il est préférable d'être un maître en enfer, qu'un esclave au paradis ! » (John Milton, Paradise Lost, Livre I, vers 263: "Better to reign in Hell than serve in Heaven!").

Le satanisme moderne se veut une tranchante césure rationnelle avec les tâtonnements occultistes passés, une philosophie de vie où l'humain reprend son trône au divin.

# Posté le samedi 02 juin 2007 08:23

Modifié le vendredi 12 octobre 2007 18:53

Satanisme(je donne juste la définition c'est tout) je n'en suis pas une

Satanisme(je donne juste la définition c'est tout) je n'en suis pas une
Le satanisme peut désigner le culte de Satan ou l'un de ses avatars. Il s'agit dans ce cas du luciférisme, ou de satanisme traditionnel

La seconde définition du satanisme est celle adoptée par Anton Szandor LaVey, qui est l'un des premiers à prôner la totale liberté des hommes de ne pas suivre les dogmes religieux ni de vénérer aucune divinité et d'être leur propre dieu ; en ce sens, le satanisme se rapproche de l'athéïsme.

Il n'existe pas de vénération dans le culte du satanisme. Dans l'idéologie sataniste l'homme est son propre dieu et il ne vénère personne, il annonce seulement que Satan représente la force de la nature, si ce n'est la Nature elle-même et reconnaît son pouvoir. Le sataniste considère toute religion comme un asservissement d'homme à homme par icônes interposées, poussant sur le terreau du besoin de croire humain ; l'idée est de se servir des mêmes armes que les religions officielles pour mieux s'en libérer. Ainsi le sataniste invoquera l'anti-Dieu, l'anti-Allah, l'anti-Zeus en se servant de rituels magiques jusqu'à ce que sa conscience soit débarrassée de ces divinités, considérées comme des projections subjectives.

# Posté le samedi 02 juin 2007 08:21

Modifié le samedi 13 octobre 2007 06:12

Autres couleurs

Autres couleurs
D'autres couleurs sont parfois utilisées de la même manière, pour différentier certaines pratiques. (Toutefois leur utilisation est nettement moins conventionnée encore que les différentiations blanche/noire/rouge. Ces catégories sont donc souvent sujettes a des variations importantes de signification, en fonction des communautés magiques qui les utilisent)

Cette séparation entre deux visions possibles de la magie rouge, (voir chapitre précédant), à donnée naissance à l'appellation de magie rose (rouge teintée de blanc) à la magie rouge "non manipulatrice", laissant alors le titre de magie rouge exclusivement aux charmes et manipulations magiques séductrices égoïstes.

La magie rose est alors basée sur l'amour et la communion des amoureux, et la magie rouge sur la séduction et les rapports de pouvoirs de entres les individus.

La magie verte permet souvent de séparer de la magie "blanche" (ou de la noire parfois) les magies ne concernant que l'ordre naturel végétal (voir animal, s'ils sont sauvages.)

Le terme de magie bleue est parfois utilisée pour catégoriser toutes les magies de protections (blanche traditionnellement). La magie bleu ne vise donc pas des actions proprement dites, mais à empêcher les mauvais sort (ou les mauvaises fortunes plus naturelles) de nous atteindre.

# Posté le samedi 02 juin 2007 08:19

Modifié le samedi 13 octobre 2007 06:13

Magie blanche / Magie noire

Magie blanche / Magie noire
L'anthropologie a démontré que l'homme fait traditionnellement la distinction entre deux sortes de pratiques, de par leurs buts : la magie blanche et la magie noire (anciennement nommées "théurgie" et "goétie"). La première concerne une utilisation de la Magie à des fins altruistes, ou préventives lorsqu'elle est pratiquée pour soi. La seconde désigne une Magie motivée par des fins de vengeance, et visant à l'échec d'une victime (ou d'une communauté de victimes) dans un domaine particulier de sa (leur) vie. Les adeptes de la magie noire passent pour être néfastes à la société, dont ils s'évertuent à perturber l'équilibre, tandis que les adeptes de la magie blanche sont censés rectifier ces troubles, ou les empêcher.

C'est ainsi que, depuis les sociétés qui accordent un certain crédit aux pratiques magiques jusque dans l'imaginaire populaire, les magiciens peuvent être du côté du Mal (si l'utilisation qu'ils font de la Magie est égoïste, et/ou cause, chez autrui, de souffrance, ou de situations enclines à causer de la souffrance) ou du Bien (s'ils utilisent la Magie à des fins altruistes, ou du moins qui ne causent pas de tort à autrui).

D'autres visions beaucoup plus modernes ont cherché à séparer la magie blanche et la magie noire en utilisant d'autres éléments que "le bien" et "le mal". La morale variant d'une société à l'autre, et cette notion de bien et de mal étant trop souvent trouble et peu précise, tout n'étant jamais tout blanc ou tout noir. La Magie blanche serai alors une magie utilisée pour satisfaire en premier lieu une volonté d'harmonie et de perpétuation du fonctionnement "sain" du monde, indépendamment de la volonté personnelle et individuelle du mage (et parfois même nécessitant un sacrifice personnel du mage) La magie noire étant une magie cherchant au contraire à perturber l'harmonie ou le fonctionnement ordinaire du monde dans l'intérêt personnel et individuel du mage. Il s'agit alors non plus d'une démarcation bien/mal, mais d'une démarcation intérêt individuel / intérêt collectif. La "collectivité" incluant souvent bien plus que l'humanité seule.

# Posté le samedi 02 juin 2007 08:17

Modifié le dimanche 14 octobre 2007 09:24

magie(surnaturel)

magie(surnaturel)
La Magie (que certains écrivent avec une majuscule pour la distinguer de la prestidigitation) est un ensemble de techniques, souvent ritualisées selon des codes de connaissance dits ésotériques, qui, bien que le mécanisme interne en soit plus ou moins insaisissable, permettraient de produire des phénomènes d'altération de la réalité, comme positiver le destin, influencer à sa guise le comportement d'autrui ou le cours des événements.

# Posté le samedi 02 juin 2007 08:12

Modifié le dimanche 14 octobre 2007 09:25